AMOUR -, un mot présent dans toutes les langues ; celui-ci commence par la première lettre de l'alphabet français..
Définition très simple du premier dictionnaire consulté:"Amour": sentiment instance d'attachement affectif éprouvé pourquelqu'un". N'allons pas plus loin, car cette première explication bien que courte soit largement suffisante.
Mot souvent prononcé pour un oui ou pour un non, alors que celui-ci a une valeur incommensurable
Certains donnent de leur 'Amour' et d'autres en reçoivent. Le principal, c'est de ne pas être toujours le receveur mais à son tour le donneur. Car donner c'est en retour recevoir. Ne faut-il pas toujours commencer par donner ?
Amour filial, Amour parental. Amour de l'épouse, Amour du mari etc. On pourrait continuer ainsi, de quoi noircir bien des pages. Or aujourd'hui, ce n'est pas du tout le propos.
Le titre de cet avis est simple, "AMOUR pour les AUTRES". Les "AUTRES" qui sont-ils ?
- Les parents... Oui -
- Les fratries... Oui -
- Les ami(e)s... Oui -
- Les amoureux.. Oui -
- Les autres....... Oui -
Les Autres sont, en plus de tous ceux quipeuvent être rattachés à leur entourage direct .. les Malades dans le milieu hospitalier.......
Pourquoi milieu hospitalier ? Cest bien le lieu où le passage du souffrant est bien souvent obligatoire. Refuser lhospitalisation, cest rester dans la souffrance et finir sa vie. Accepter, cest essayer de s'en sortir, donc garder l'espoir de vivre encore quelques temps sans trop subir les affres de la douleur morale et physique..
Tout être humain faisant le premier pas avec beaucoup de résignation mais avec un très grand espoir se trouve très seul dès le premier jour de cette hospitalisation. Combien de questions surgissent dans son esprit ?
Vais - je m'en sortir ? Beaucoup d'appréhension, des questions sans réponse, la souffrance en plus, qui ne serait pas dans cet état d'attente interrogative. Que va- t - il se passer ? Que va - t-on me trouver ? Est-ce que cela est très grave ? Ma famille va - t -elle supporter cette attente ? Combien encore de questions dans sa tête, elles défilent sans arrêt. Une chasse l'autre. Sans réponse, le tourbillon s'accentue. Enfin la fatigue aidant, les calmants administrés, le sommeil finit par donner un semi-repos, si les cauchemars ne sont pas de suite là.
Dès le lendemain, après les premières visites des responsables médicaux, il croit entrevoir un bout du tunnel. La veille tout était confus, mais voila cela va un tout petit mieux moralement. Pour celui qui est entouré de la famille, il attend de savoir quelques choses de plus. Les proches ont peut être un peu plus de renseignements sur le diagnostic. Souvent, il déchantera très vite. Silence profond des médicaux, la famille n'en sait pas plus. Alors dans sa tête, des idées noires refont apparition. Cette attente accompagnée de souffrances lui est intolérable. A quel saint se vouer? Son entourage lui cacherait peut être la vérité ? .
Hors, un après midi, arrive une visite d'un inconnu (e). C'est le Visiteur de malades, d'associations ou tout simplement de l'Aumônerie de l'hôpital. Premier contact, il se présente tout simplement, lui dit qu'il visite le service régulièrement, une fois par semaine et lui demande tout bonnement de ses nouvelles.
Cinq minutes après ces préliminaires, l'atmosphère se détend. Le malade a devant lui quelquun qui l'écoute et lui donne l'importance qui lui revient. Beaucoup de questions, les réponses doivent être sans équivoque. Comme la première visite ne doit pas trop être longue, son visiteur prend congé en promettant de passer dans quelques jours. Dans son esprit le malade repasse les moments avec son visiteur, les réponses que celui ci a données aux questions. Il a retenu souvent le mot "AMOUR" de son prochain, envers les hommes qui souffrent etc.
Malheureusement, cela ne va pas mieux, sans que le mal soit aggravé, le traitement n'a pas fait son effet ou peut être n'en fera pas du tout. Au fond du lit, calmé médicalement, a moitié endormi, ilverra dans un moment de lucidité, le visage d'une personne qui lui rappellequelquun. A la question 'Comment allez-vous'. Le malade reconnaît la voix de son interlocuteur. Un murmure pour toute réponse. Alors il sent une main prendre la sienne, la garder, en même temps un regard qui cherche le sien. Un regard très doux rempli d'amour accompagné d'un chuchotement de mots simples. Le calme revient petit à petit, cette main donnée ne demande pas à se retirer, elle est là durant pratiquement tout le temps de la visite. Ce regard doux et direct, pas une seule fois il y a eu fuite. Tout en parlant, la personne ne laissera pas dévier son attention ailleurs que du visage du malade.
Lui le visiteur, ressent de temps en temps une pression des doigts du patient, c'est la réponse à la question. Dans ces moments très difficiles, peu de paroles, nous sommes en contact que par la main ou par le regard. Cette confiance du malade est pratiquement miraculeuse, comment expliquer cela si c'est simplementde dire "AMOUR pour les AUTRES".
Un moment après c'est le moment de la séparation, car d'autres malades attendent à leur tour d'être visités. Promesse est faite de revenir le plutôt possible. Sa main mettra assez longtemps pour laisser celle de son visiteur. Quelques pressions des doigts indiqueront le remerciement et des fois sil reste un peu de force, un sourire.
Bien que la plupart des gens soient persuadésqu'ils vivent dans un monde égoïste, je crois qu'ils font erreur car c'est devant la souffrance et le malheur que l'on trouve l'AMOUR pour les AUTRES".
Pour chaque grande souffrance arrivant sur terre, au premier appel, c'est incroyable ce que les hommes sont présents et disponibles. C'est cela "L'AMOUR pour les AUTRES".
Il y a plus de 2000 ans Jésus a dit"AIMEZ - VOUS les UNS les AUTRES."
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