Samedi 21 novembre 2009
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La campagne de vaccination contre la grippe À h1N1 a débuté le jeudi 12 novembre. À voir le peu de monde dans les lieux où doit être
injecté le vaccin, on peut penser que cette vaccination n'attire que très peu de nos concitoyens. Que se passe -t- il ? Beaucoup de personnes préfèrent attendre avant de prendre une décision. Il
faut reconnaître qu'à force d'en parler en bien comme en mal, se faire vacciner, pour beaucoup d'entre nous est devenu un problème nanti d'incertitudes. Les médias ne se sont pas privés ces
derniers temps de nous inquiéter , invoquant la fiabilité du produit, une période trop courte pour élaborer le vaccin et surtout le manque d'études sur les complications que peut déclencher
ce dernier. À la vue des sondages se rapportant à l'intention de se faire vacciner : 70 % des gens disent leur réprobation quant à recevoir le salvateur préservateur, c'est désolant. Ce
taux ne va sûrement pas perdurer, car dès la première grande vague épidémique sur le pays, tout basculera. Si les lieux de vaccinothérapie sont pour le moment pratiquement déserts, il n'en sera
pas ainsi dans un mois ou deux. À voir les files d'attente de personnes devant les centres de vaccination aux États - Unis , en Espagne, en Allemagne ainsi que toute l'Europe jusqu'aux confins de
l'Oural, c'est seulement en France que l'immunisation est boudée. Les Français ne sont pas comme les autres, il faut avouer que nous sommes régulièrement drôles et n'agissons pas comme nos
voisins. L'esprit de contrariété est ancré tout au fond de la personnalité de l'homme au béret et à la baguette de pain. Aussi nous sommes souvent raillés par nos voisins, et bien que cela ne
nous plaise pas trop, reconnaissons que nous le méritons bien. Nous n'aimons pas faire comme nos semblables, car nous sommes toujours les premiers à en découdre avec tout et rien. Nous sommes
ainsi, notre caractère fait bien partie de notre identité nationale. Définir exactement les couleurs neutres du blanc ou du noir, cela devient pour nos concitoyens un immuable sujet à discussion
car il nous faut systématiquement du temps pour nous décider. Nous y parviendrons sûrement enfin, mais non sans hésitations maladives.
La grippe A, est pour le moment à nos portes, dès qu'elle se répandra à grande vitesse, les Français enfleront les files d'attente
devant les lieux de vaccination. Là, nous vivrons des instants d'angoisse et nous nous reprocherons d'avoir manqué bêtement la vaccination au moment voulu. Il sera alors vraisemblablement trop
tard pour en tirer les avantages, nous nous traiterons de tous les noms d'oiseaux. Vaccinés, mais hors des temps prévus, nous risquerons fort d'attraper la grippe A, peut-être bien que cela nous
servira de leçon, nous le verrons bien à la fin du printemps.
Ce qui est souhaitable et pour en tirer certaines leçons de la vie c'est de ne pas suivre le même chemin dans le futur. Que les
décisions non réfléchies que nous avons prises en automne ne se renouvellent pas une seconde fois. Ainsi vont les Français, un pas en avant pour deux en arrière.
Les médias ont leur part de responsabilité, devant notre petite lucarne, nous voyons bien plus de gens qui disent ne pas vouloir se
faire vacciner et en donnent les raisons pas toujours sérieuses, alors qu'au contraire on ne parle jamais de ceux qui se plient aux exigences du moment; ainsi
ont été freinées les réactions positives.
Ce qui a le plus fait hésiter les Français, ce sont les reportages dans le monde médical dont certains membres ont refusé la
vaccination. Les Français ont alors douté, cela peut se comprendre.
Tout va s'arranger, avec un peu de retard nous finirons par nous faire vacciner. Un bon hiver à toutes et tous et si possible loin du
H1N1.
Marseille, le 17 novembre 2009
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