Après avoir lu l’article en faveur du pape, paru dans la rubrique « OPINIONS » du quotidien Le Monde.fr, chronique signée par d'imminents
spécialistes approuvant le discours de l'évêque de Rome, encouragé par cette dernière lecture, c'est à mon tour de m'élever contre l’agression en règle menée à l’encontre du pape Benoît XVI par
les habituels médias spécialistes en polémiques. Controverse qui a commencé lors la levée des Excommunications des prélats intégristes. Le cas
Williamson, l’archevêque négationniste qui n’est toujours pas revenu sur les paroles qui ont, dans le monde entier, bouleversé hommes et femmes, et cela toutes confessions confondues. L’attaque
de beaucoup d’intellectuels et personnages politiques avait pour cible le vicaire de Dieu comme s’il était responsable des propos tenus par cet évêque. C’est connu, les Pères de la chrétienté,
depuis fort longtemps, ne sont pas trop aimés dans l’hexagone et cela même des catholiques pratiquants. Le français est comme cela, contestataire de nature, il en est ainsi pour la religion comme
pour la politique. Si certaines décisions prises par nos évêques sont ressenties comme, allant à l’encontre des citoyens, il faut dire que généralement celles-ci sont requises par rapport au
droit canon. Ce droit canon auquel les prélats et le pape sont dans l’obligation de se référencer. Celui-ci est peut-être obsolète et ne correspond plus à la société actuelle. Dans le monde où
nous vivons, combien de lois devraient être revues? Quand un article mauvais ou obsolète du code civil est appliqué, fait-on un procès à celui qui est chargé de l'appliquer?
L’Évangile nous dit de pardonner, ce que Benoît XVI a fait. Peut-on lui en vouloir? Pour un chrétien la réponse est négative, mais pour un non chrétien, toute liberté lui est alors accordée.
Pour revenir à tout ce qui a pu être écrit au sujet du préservatif, les médias qui ont sélectionné les quelques phrases du discours se rapportant à celui-ci ont monté en épingle tout ce qui pouvait porter atteinte au souverain pontife. Et pourtant, le pape n’a pas parlé pour ne rien dire et beaucoup de chercheurs, des épidémiologistes spécialisés dans la lutte du VIH en Afrique se sont étonnés des réactions prises à l’encontre du chef de l'Église alors qu’un manque d’informations était notoire.
Pas un seul des états avec une épidémie étendue n’a vu celle-ci baisser grâce à la campagne axée seulement sur le préservatif. S’il y a baisse de transmission du VIH dans certains territoires, cela provient d’une croisade calquée sur la triade ABC; l’abstinence (A), la fidélité -Be faithful: sois fidèle) et C (utilisation du condom). Les pays africains, dont l’Ouganda, qui n’ont pas eu une épidémiologie en augmentation, sont ceux qui ont introduit A B. L’Église propose depuis toujours A et B ce qui a évité 6 millions de morts.
Le pape a seulement souligné qu’il ne fallait pas se contenter de parler du préservatif, mais aussi conseiller l'abstinence et l'attachement. Bien que très utile, ce dernier ne suffira pas à enrayer l’épidémie du VIH. La preuve est sous nos yeux, même en Europe, l’utilisation seule du condom n’a pas ralenti la montée de la maladie. La phrase du souverain Pontife à retenir...« Nous risquons d’aggraver le problème du sida si les programmes de prévention s’appuient seulement sur les préservatifs ».Qui peut dire le contraire si ce n’est encore ceux ou celles qui prennent un malin plaisir à polémiquer?.
Quand on analyse le discours du Saint-Père, on ne peut qu’approuver celui-ci. La pandémie ne sera pas jugulée par la seule recommandation de l’utilisation du préservatif. Depuis maintenant 20 ans, les campagnes sont centrées sur le condom et depuis 20 ans le fléau est immuablement aussi présent.
Si le pape parle des hommes en tant qu'être humain, ce n’est pas toujours le cas des presses écrites ou télévisuelles qui curieusement les oublient. Les Africains, eux ont compris ce que voulait dire Benoît XVI. Ils ne se sont pas gênés pour reprocher aux medias internationaux leur partialité. Les Africains les ont encore de nouveau blâmé pour leur avoir volé leur histoire. L’idéologie européenne est bien loin de celle des hommes et femmes qui ont reçu le successeur de saint Pierre. A chacun sa culture et à chacun de respecter celle des autres.
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