Social France.
De nouveau des grèves suivies de bien d'autres. Rien ne va plus dans notre pays. J’ai l’impression que plus personne n’accepte les réformes, ce sont les services qui en ont le plus besoin qui s'y opposent. Il faut voir, dans ces refus, une réaction politique. On ne veut plus rien de ce gouvernement. On descend dans la rue dès qu’une proposition est avancée. Ainsi, on oppose la rue aux décisions gouvernementales. J’ignore si cela peut continuer, mais une chose est certaine; une cassure entre Français est en train petit à petit de se produire.
La crise étant là, grande est l'incertitude pour beaucoup de nos concitoyens; et pourtant ce ne sont pas, ceux qui craignent pour leur emploi qui sont les premiers à défiler. La fonction publique n'est pour le moment pas menacée, hors le pouvoir d’achat. Or , ce sont, à quatre-vingts pour cent, les fonctionnaires qui manifestent.
Côté hôpital, cela ne va pas, la réforme hospitalière n'aboutit pas. Représentants des médecins et du personnel font bloc. On ne veut pas de changement. Ça continue, ne vaudrait-il pas mieux mettre tout au « frigo » et attendre que la crise passe ? Une bonne transformation doit se faire avec l’assentiment de tous les acteurs économiques et syndicats de la profession.
Journée du 19 mars, grève générale. La mobilisation semble avoir été plus importante que la fois précédente. On parle de 3 millions de manifestants dans toute la France. Comme d'habitude, il y a toujours divergences sur le nombre de personnes. Le premier ministre, lors de son intervention au journal de TF1, a précisé que le gouvernement n’envisageait pas d’autre plan que celui qui était mis en œuvre depuis la grève du 19 janvier. Il y aura sûrement une suite ! Nous en avons pris l’habitude.
Enfin une bonne nouvelle ! Les tarifs réglementés du gaz vont baisser le 1er avril. Moins de 11,3 %, est-ce vrai ? Ce qui est certain, c’est que la date est bien choisie. On a attendu que l’hiver soit fini pour appliquer la nouvelle tarification, alors que le gaz étant indexé sur le pétrole aurait dû suivre ce dernier. C’est toujours le consommateur qui est le dindon de la farce!
Social Outre Mer.
Un calme relatif en Guadeloupe, certains accords entérinés sont mis en chantier et d’autres ne le sont pas. Le représentant du Medef ne se laisse pas intimider par les grévistes ni par la maison mère de son syndicat. Peut-être bien que le LKP en a trop fait. Si certaines revendications paraissent légitimes par contre pour d’autres il n’en est rien. En aucun cas il n’est permis de se rendre dans des entreprises afin de faire signer par intimidation ce qui ne l'a pas été lors des réunions. Où est la démocratie?
Ce qui est vraiment regrettable, c’est de voir la direction qu’ont prise certains responsables de ce nouveau mouvement de 8revendications. Ce n’est pas la rue qui dirige le pays, nous sommes en régime démocratique et des élections régulières sont instituées en France et dans les départements d'outre-mer. S’il suffisait de faire défiler le monde durant 40 jours pour penser être dans le bon droit, il y aurait continuellement des manifestations.
Un Guadeloupéen a été mis en examen pour le meurtre du syndicaliste Jacques Bino tué par balle le 18 février. Ruddy Alexis, sans emploi déjà condamné plusieurs fois(3) pour violences. Soupçonné d’être l’auteur de ce forfait, il a été écroué.
Pour les départements d'outre-mer, c’est bien une refonte entière des règlements qui pèsent sur ces régions. Plus d’autonomie, et ne plus considérer ces départements comme colonies. La République doit avoir le courage d’affronter ces problèmes économiques datant pour la plupart du temps de 1945. Le Président a promis des états généraux dès que le calme serait revenu, et pour cela il faut que les extrêmes s’assagissent. Plus de menaces, mais tout faire pour calmer les antagonistes. Des deux bords, il y a des torts. Mais ce n’est pas en essayant d’intimider certains habitants de ces îles, qu’il sera, possible d’arriver à quelque chose de bien. Le chef du LKP a tenu des propos inacceptables et ses mises en garde ne sont pas permises. Une enquête judiciaire est ouverte à l’encontre du responsable du groupe pour provocation à la haine raciale.
En Martinique, il y a également crise. Il fallait s’en douter. Il en est de même pour La Réunion. Le contraire aurait étonné.
Le 14 mars, la grève en Martinique est levée. Après 38 jours de mobilisation, un protocole est entériné à la préfecture de Fort de France. Le « Collectif du 5 février » a donné l’ordre de reprendre le travail. Son président a bien indiqué que les débrayages recommenceraient si les accords signés n’étaient pas respectés. Malheureusement, le MEDEF prévoit plus de 10.000 suppressions d’emplois. Le chômage pour l’année 2009 va encore s’aggraver, conséquences de la crise mondiale additionnée à la paralysie économique de l’île durant les 38 jours de grève.
Sources relevées des quotidiens parus sur le web durant le mois.
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